Un lien entre Ariana Huffington et l’Afghanistan selon Michèle Ouimet
Comme la plupart d’entre vous, je n’étais pas présent à la récente conférence de Ariana Huffington au RDV_Média de Infopresse. J’ai toutefois lu l’abondante couverture que les médias électroniques lui ont consacré, incluant le blogue de Marie-Claude Ducas, qui traite de deux paradoxes soulevés par l’experte américaine :
- Le fait qu’il faut cesser d’être l’esclave de la technologie; et
- Le fait que les médias traditionnels sont trop « superficiels ».
Alors que je vous écris en route vers l’aéroport – grâce à toute la « branchitude » moderne – et que je suis d’accord qu’il faudrait que je coupe quelques fils à mon sans fil, c’est plutôt une pensée relative aux « médias traditionnels » que je désire vous partager.
En information, nous vivons à l’époque d’une instantanéité, propulsée par la gratuité des médias électronique. À un tel point que les marketeurs s’entendent pour dire que les médias imprimés (quotidiens, magazines) et électroniques (chaînes généralistes de télévision, radio) perdent – globalement – des fidèles depuis des années.
Cela dit, je ne suis pas d’accord avec la nouvelle baronne des médias électroniques américains, pour émettre un diagnostique général et peindre de la même couleur – superficielle – tous les médias dits « traditionnels ».
Je crois que nous voyons à Montréal des efforts de « créativité » qui ont permis à SRC et La Presse – pour ne nommer que ceux-là – de s’en tirer fort bien.
Que ce soit, par exemple, le journalisme d’enquête de Alain Gravel, l’émission L’Épicerie, les visites régulières de Michèle Ouimet en Afghanistan ou les dossiers fouillés de La Presse tel celui sur la compétence des enseignants, voilà de l’information digne de ce nom. Non pas que l’instantanéité n’est pas importante, mais admettons-le : les événements de notre société méritent plus souvent qu’autrement quelque chose de plus long qu’un « clip » de 12 secondes ou un titre de 6 mots pour être compris.
Je me réjouis de voir les médias dits « traditionnels » développer l’information en profondeur, ce qui démontre bien que plusieurs maîtrisent leur métier de journaliste.
Il y a des gens que ça intéresse. Et là où il y a des gens, il y aura toujours des marketeurs pour y voir une cible!