La commandite et les médias sociaux

La saison estivale des festivals est terminée. 2011 aura été une année de grand cru.

Tous les festivals annoncent une augmentation significative de festivaliers. Cela démontre à quel point, Montréal s’affirme comme la ville de festivals et que les Montréalais et les touristes en profitent pleinement.

Le plus grand virage, remarqué en 2011, est sûrement celui de l’intégration des médias sociaux. On peut dire que pour presque tous les festivals, les festivaliers conversent sur Twitter, Facebook et cie. Ainsi, on suit maintenant les commentaires « live » des festivaliers qui n’hésitent pas à partager émotions et expériences avec leurs amis, les festivals et les artistes en performance.

Curieusement, peu de commanditaires participent à ces conversations et vice versa, j’ai remarqué que peu de festivaliers parlent des commanditaires. Étonnant, mais aussi révélateur.

Tous les spécialistes de la commandite prêchent pour que les marques commanditaires se fassent une place de choix dans le cœur des festivaliers en leur offrant une expérience enrichie. Dans ce cas, pourquoi les commanditaires et les festivaliers n’ont-ils pas plus d’échanges sur les réseaux sociaux? Si les festivaliers ne parlent pas des marques commanditaires dans leurs réseaux, c’est qu’ils ne les ont pas remarqués ou que leur présence leur est indifférente. À l’inverse, les marques commanditaires qui se retrouvent dans les réseaux sociaux des festivaliers gagnent en appréciation et engendrent des liens durables avec les festivaliers.

À peu près toutes les marques commanditaires ont intégré les réseaux sociaux à leur stratégie d’activation. Généralement, ce sont pour la plupart des concours Facebook. On y voit aussi des tweets remerciant l’événement ou invitant le festivalier à venir visiter le site d’activation du commanditaire. J’ai constaté qu’il y avait très très peu d’échanges avec les festivaliers, pourtant ils représentent la raison d’être de la participation du commanditaire à l’événement.

Les commanditaires doivent changer leur façon de faire, revoir leurs exigences envers les événements, oublier leur logo sur les affiches et ne pas exiger qu’on parle de leur marque dans les réseaux sociaux et concentrer leurs efforts sur l’activation et sa popularité sur les plateformes sociales. Faire parler de sa commandite et de sa valeur ajoutée dans l’événement, n’est-ce pas l’ultime objectif du commanditaire?

comments