Le pouvoir d’une marque : le Champagne

ChampagneRadio-Canada annonçait récemment que les vendanges françaises avaient été exceptionnelles cette année, incluant en Champagne.  En effet, la cuvée 2011 comptera 21% de plus de bouteilles que la cuvée précédente.

On sait que ce qui distingue le champagne des autres vins mousseux est strictement la détermination des vignerons Champenois à obtenir une appellation d’origine contrôlée, appliquée à seules leurs terres et au vin qu’ils produisent.  Depuis, ils ont défendu avec âpreté cette propriété intellectuelle au point où les appellations apparentées (on se souvient des vins élaborés selon la « méthode champenoise » ?) ont été interdites.

Lors d’une conférence des responsables de la coopérative qui met en marché le champagne de marque Nicolas Feuillate (http://www.feuillatte.com/new_gamme/index.php?lang=fr), ils ont répondu à la question :

« Avec la mise en marché toujours plus agressive des nouveaux pays vinicoles, ne craignez-vous pas une érosion de vos parts de marché ? »

Voici l’essentiel de leur réponse :

  1. L’arrivée d’autres mousseux (d’Argentine, des États-Unis, du Canada) est une excellente chose pour le champagne, puisqu’ils initient un nombre toujours plus grand de gens à la consommation de vin effervescent.
  2. Ces nouveaux consommateurs voudront tous, un jour, passer au « vrai mousseux », pour célébrer quelque chose de particulier.
  3. Les parcelles de vignes qui produisent du champagne sont limitées.  Donc un accroissement de la demande ne pourra que nous garantir un modèle d’affaire plus profitable.

Reste à voir si, avec 21% de bouteilles de plus, le prix se maintiendra.  Je vous gage une bouteille de « vrai mousseux », que oui !

C’est un exemple à suivre pour la démarche du gouvernement du Québec relative aux appellations réservées.  Selon vous, quel produit québécois a le potentiel de devenir une marque ?

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