Pourquoi le sport féminin est en pleine floraison

04/03/2026

Perspectives

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Myriam Veilleux 8246
Par Myriam Veilleux

Il n’y a rien de mieux que d’entrer dans un stade plein. Pas seulement de partisan·e·s, mais de conviction.

Des petites filles qui crient des noms qui n’existaient pas la saison dernière.

Des chandails portés fièrement, qui leur ressemblent pour vrai.

Après plus de 15 ans en communication, j’ai vu le pouvoir de la visibilité. Mais rien ne l’a incarné aussi clairement que de contribuer à façonner l’identité de marque de Roses FC, la première équipe professionnelle de soccer féminin à Montréal. 

Dès le départ, il ne s’agissait pas simplement de lancer une équipe. Il s’agissait d’ancrer quelque chose de durable dans la culture. Un nouveau symbole. Une nouvelle norme.
Myriam Veilleux 8246
Myriam Veilleux

Notre emblème? Une rose bleue. Une fleur qui n’existe pas dans la nature. Une métaphore du sport féminin : se tailler une place dans des espaces qui n’ont jamais été pensés pour nous, et les transformer. Et oui, on y a ajouté des épines. Parce qu’il ne s’agit pas d’un bouquet. C’est un message sans détour. On est ici. Et on défendra notre place avec détermination.

Alors, quand Nike a dévoilé Oranje Fatalis, une tulipe hérissée d’épines pour l’équipe nationale féminine des Pays-Bas, j’ai souri. Une fleur différente. Le même combat.

Les deux partagent une même vérité : quand le bon symbole n’existe pas, on le crée. Comme le sport féminin lui-même.

 

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On est déjà entrées dans une nouvelle ère. Une ère qui ne consiste plus à demander de la place, mais à la prendre.

- Des records d’audience à la Coupe du monde féminine.

- Des ligues entières bâties de toutes pièces.

- Des partenariats qui reconnaissent enfin les équipes féminines comme de véritables moteurs de croissance.

- De l’équipement conçu pour la biomécanique des femmes.

- Des campagnes qui placent les femmes au cœur du récit, plus jamais en marge.

Ce n’est pas une tendance. C’est un virage culturel profond, porté par les athlètes, les partisan·e·s, les créateur·trice·s, les investisseur·euse·s et la prochaine génération qui observe depuis les gradins.

Ces filles grandiront en sachant qu’elles peuvent être à la fois affirmées et sensibles, belles et dangereuses, admirées et redoutées. Et peut-être qu’un jour, elles riront de l’époque où il fallait encore l’expliquer. Parce que quand les femmes entrent sur le terrain, des épines sur l’écusson et des fleurs à la main, le message est clair :

On est là. On est solides. Et le monde nous regarde.